"L'incroyable sport aquatique !" par KB, LA DERNIERE HEURE

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"L'incroyable sport aquatique !" par KB, LA DERNIERE HEURE, mardi 21 décembre 2004

Si on parlait d'Underwater Hockey?

BRUXELLES -- Un sport extrême, fun et sous l'eau se pratique depuis un an à Bruxelles. Inconnu en Belgique francophone, le hockey subaquatique a déjà conquis des milliers de fans à travers le monde. La Nouvelle-Zélande, l'Australie, la France constituent le trio de tête des meilleures nations mais la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, le Canada, les Pays-Bas, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne et bientôt la Belgique suivent avec passion cet incroyable sport aquatique. Comment rester indifférent ?

Nager jusqu'à épuisement, alterner plongée et retour à la surface, engager des matches au sein d'une équipe à trois mètres de profondeur, le hockey subaquatique vise les passionnés de natation. "On nage d'habitude sous l'eau sans vraiment de but précis sauf dans la mer pour admirer les poissons. Ici, un sport propose de mettre face à face deux équipes avec des techniques, des règles et des goals en perspective", confie Sébastien Snoeck un joueur de Bruxelles.

À l'instar des hockeys sur glace et sur gazon, le hockey subaquatique demande une importante infrastructure et un matériel imposant. D'abord, il faut disposer d'une piscine de préférence à fond plat de 20 mètres sur 10 avec une profondeur de 2 à 3 mètres. Ensuite, les joueurs possèdent un équipement particulier. De larges et longues palmes, un masque, un tuba, un bonnet de protection (type water-polo), un gant, un protège-dents, une crosse (+ ou - 30 cm) sont nécessaires. Les matches se jouent à 6 contre 6 avec le concours de 4 remplaçants par équipe.

Le but ? C'est d'aller loger un palet rond de 1,5 kg dans un goal de 3 mètres de largeur immergé dans le camp adverse. Les matches sont divisés en deux mi-temps de 10 minutes avec 2 minutes de pause.

Ces brèves explications peuvent en étonner plus d'un. "Lorsque l'on explique le fonctionnement et les règles du hockey subaquatique, les gens sont surpris, intrigués, voire incrédules. Je reconnais que c'est un sport original, mais le tennis ou le basket devaient paraître complètement fous à leur début. Les curieux venant essayer notre sport en tombent souvent amoureux", explique le jeune capitaine des Brussels Otters, Romain Alderweireldt.

Le sport est aujourd'hui en plein essor. Une équipe se crée à Liège et le club bruxellois s'étoffe. Il compte 24 membres et plus de 230 personnes ont été initiées depuis 1 an. La grande qualité de ce sport, c'est d'être accessible à tous. La condition physique, le poids, la taille n'ont pas trop d'importance. "L'aisance sous l'eau, la rapidité, l'agilité, l'endurance, l'esprit d'équipe et une bonne coordination sont les qualités à réunir. Les règles et la technique s'apprennent rapidement", précise encore le capitaine bruxellois. Une jeune sourde-muette s'est même parfaitement intégrée à l'équipe. Sous l'eau, son handicap ne compte plus. Peu de sports peuvent se prévaloir d'une telle ouverture.

UNE EQUIPE BELGE

La Belgique construit doucement sa première équipe nationale. L'arrivée de francophones dans les piscines belges a donné une impulsion positive au hockey subaquatique. Les joueurs de Bruxelles sont souvent rejoints par des étudiants et des travailleurs expatriés. La précieuse expérience de ces joueurs étrangers renforce l'équipe et tisse des liens internationaux. Les Brussels Otters sont souvent invités dans les championnats néerlandais, allemand, italien ou espagnol.

Pour le reste, les francophones de Bruxelles s'entraînent déjà avec les meilleurs joueurs venus des équipes du nord du pays. L'équipe belge se rendra au Championnat d'Europe de Marseille en juin 2005 et à Sheffield en août 2006.

Kevin Berger

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