Compte-rendu du reportage de NOTELE

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Quand Notélé s’intéresse au hockey subaquatique… 

Chaque jeudi, Notélé, la télévision régionale de la Wallonie picarde propose un magazine sportif, Sportrait. Dans cette émission, il n’est nullement question de résultats : le but est de partir à la rencontre de personnalités ou de découvrir des disciplines sous toutes leurs facettes.

Lors de l’élaboration du calendrier de nos émissions futures, nous décidons d’en consacrer une, début avril, au hockey. Nous trouvons facilement des idées de reportages sur le hockey sur gazon, le hockey sur glace et même le roller hockey. Un quatrième sujet serait le bienvenu… Hasard ou non, le lendemain, un communiqué de presse évoquant le onderwaterhockey tombe dans notre messagerie. Voilà notre reportage tout trouvé… ou presque puisque nous devons partir à la quête d’un ancrage régional.

Avec une question essentielle : des joueurs de notre région pratiquent-ils le hockey subaquatique ? Il n’y a pas de club en Wallonie picarde mais qui sait, des Wallons picards s’adonnent peut-être à ce sport à Zwevegem, Menin, Bruxelles ou Louvain-la-Neuve…Un petit mail au secrétariat de la LIFRAS et, rapidement, le contact est établi avec Romain Alderweireldt, le président de la commission de hockey subaquatique. Qui répond positivement à notre interrogation : il existe quelques joueurs de hockey subaquatique dans notre région et notamment du côté de Lessines. Romain nous donne les coordonnées du « chef de la bande » de la cité des Cayoteux, Jacques Vervier.

D’emblée, il apparaît que l’enthousiasme est réciproque : nous sommes ravis de faire découvrir à nos téléspectateurs un sport original et lui est heureux de partager sa passion et celle de ses comparses de jeu. Les échanges de mails se succèdent les uns aux autres. Jacques n’a aucun mal à motiver ses équipiers du BUWH et de l’équipe nationale et parvient à obtenir la piscine des Tritons de Lessines pour un après-midi.

De notre côté, les choses sont un peu plus compliquées car un tournage (sub)aquatique n’a évidemment rien de comparable à un tournage traditionnel. Nous avons bien en notre équipe un caméraman-plongeur, Philippe Andrieu, mais il nous manque le matériel adéquat. La bonne volonté des uns, la débrouillardise des autres font que le jour J, tout le matériel est rassemblé. Le reportage peut débuter…

Une quinzaine de joueurs ont rejoint la piscine. Ce qui frappe de suite aux yeux, c’est la bonne humeur qui règne et la communion entre tous les joueurs. Ici, pas de barrière de langue, on parle tantôt français, tantôt néerlandais voire même anglais. Le langage du jeu est le même et les joueurs les plus aguerris usent d’une remarquable pédagogie vis-à-vis des novices lessinois.

L’entraînement commence par quelques longueurs de nage et d’apnée dynamique. S’ensuit une première rencontre, que Philippe immortalise, sous l’eau. En surface, difficile de s’imaginer ce qu’il se passe sur le fond de la piscine. Le spectacle apparaît tel un ballet marin, avec des bonnets et des tubas qui surgissent de temps à autre de l’onde, des palmes qui claquent sur les flots, des ondulations de corps qui vont et viennent aux quatre coins de la piscine. À chaque but marqué, les équipes regagnent leur côté respectif, analysent aussitôt l’action qui vient de s’achever, définissent une stratégie nouvelle pour celle qui va suivre.

Après cette joute initiale, plusieurs ateliers s’installent au fond de la piscine : il est à présent question d’exercices techniques, de maniement de crosse et palet. Philippe emmagasine de nouvelles images, avant de remonter à la surface et de procéder aux interviews de circonstance… Le reste, ce sera dans la petite lucarne… et sur la toile

Frédérique THIEBAUT,
Journaliste Notélé
(www.notele.be - Emissions – Sports – Sportrait) !

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